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soundtrack of mylife

  • Talvin Singh - Songs for the Inner World

    Talvin Singh a grandi entre 2 pays : l'Inde où il a passé une partie de son adolescence et la Grande Bretagne où il s'est installé. En 1996, il crée son propre label Omni et ouvre sa propre boîte de nuit: le célèbre club Anokha. Dans la foulée, il sort la compile : Anokha, Soundz of the Asian Underground. Maîtrisant aussi bien l'art des tablas traditionnels que celui du mix, Talvin a déjà collaboré avec Björk, Massive Attack ou Madonna.

    l'album song for the inner world

    3 ans après la sortie de son dernier album studio Vira, Talvin Singh revient avec un live enregistré à la Basilique de Saint-Denis. Accompagné de Sangat, une formation internationale composée de Rakesh Chaurasia à la flûte bansuri, Ravi Prasad au chant et aux percussions, une violoniste qui n'hésite pas à composer electro,  entre autres, Singh nous entraîne dans un voyage musical envoûtant à la frontière de la musique indienne et de l'electro.

     

    musique-inde.JPG

    Talvin Singh naît à Londres en Angleterre. Cet artiste électronique mélange musique indienne et drum 'n' bass. Il commence à jouer des tablas à l'âge de 5 ans. Il est également attiré par le breakdance, l'électro et écoute du punk. Il est emmené en Inde pour poursuivre une éducation classique et retourne en Angleterre à la fin des années 80. Il y travaille avec entre autre Björk, Future Sound of London et Siouxsie & the Banshees.

    Fin 1995, Talvin Singh fonde le club Annokha à Londres qui programme à la fois des DJs drum 'n' bass et des groupes punk asiatiques. Un an plus tard, il sort la compilation Anokha : soundz of the Asian underground qui contient certaines de ses productions. En 1998, Talvin Singh sort son premier album OK, suivi en 2001 de Ha, son 2ème opus...

    2004: l'artiste revient avec un live enregistré à la Basilique de Saint-Denis, accompagné de la formation Sangat.

  • jazz avec Christian McBride, Live at Tonic New York

    Si vous vous êtes jamais demandé comme moi où sont passés les héritiers de Weather Report et des Headhunters, ce Live at Tonic (New York, Manhattan) devrait commencer à vous apporter de sérieuses réponses.

    Christian McBride saxophoniste de talent

    Parce que Christian McBride n'est pas simplement le compagnon de Brad Mehldau dans les graves, il emmène sa confrérie jazz-rock-funk-soul au bout de grooves où l'on s'abîme dans d'infinis solos de sax.

    L'équipage : Geoffrey Keezer piano, Ron Blake au saxophone et Terreon "j'ai le groove dans la peau" Gully à la batterie. Côté ambiance dans la salle, c'est carrément rock'n'roll : et ça siffle, et ça clape-clape et ça se déchaîne sur Boogie Woogie Waltz de Weather Report. Abandonnant ainsi parfois sa contrebasse, le bassiste se fait électrique dans des morceaux/reprises dignes d'un Jaco Pastorius (le duo sax batterie d'Hibiscus, miam-miam). Je sais pas pour vous mais je m'en lèche les babines.

    live.JPGLe plus fou, c'est que l'enregistrement se déguste ni sur une, ni sur deux galettes mais sur 3 CDs. D'habitude, je ne suis pas pour les écoutes qui s'étalent sur 3 heures mais il faut bien reconnaître qu'ici tout est bon. Les deux disques complémentaires reprennent - façon Maceo Parker - l'intégrale des jams des 2 soirs au Tonic (écouter Out Jam/Give It Up or Turn It Loose et Mwandishi Outcome Jam bien que je ne reconnaissance pas le morceau d'Herbie Hancock) avec, "now that we've got the groove established", pléthore d'invités comme Charlie Hunter (guitare), DJ Logic et Scratch pour le côté électro. Et bien sûr Jason Moran au piano, il joue toujours autant de notes étranges mais quel pied. Si vous voulez passer dans une autre dimension jazzistique, essayez Same mother.

    Quand au Live at Tonic de Christian McBride, allez-y, c'est bon comme du bon groove : https://www.youtube.com/watch?v=ji5BrDG9T40

  • jazz - classique : Kenny Wheeler Other People

    Kenny Wheeler et un quatuor à cordes

    Il faut du culot pour à musicien de jazz pour enregistrer avec un quatuor à cordes. Et il faut tout le talent de Kenny Wheeler, dont on ne compte plus les disques chez ECM, pour réussir haut la main, sur ce troisième album en solo paru chez CamJazz.

    kenny.JPGEn compagnie du Hugo Wolf String Quartet ; le trompettiste et bugliste anglo-canadien (parfois rejoint par le pianiste John Taylor) mêle lyrisme et accents jazz, esprits classiques et souffle (c’est le cas de dire puisque Kenny est un souffleur) de modernité. D’une grande poésie, "Other People" voit Wheeler se mettre au service du quatuor, qui a toute lattitude pour s’exprimer ("String Quartet n. 1" permet aux deux violons, au violoncelle et à la viole de converser pendant plus de dix minutes : source : https://lisavioloniste.wordpress.com/cours-de-violon-perpignan-66/ ).

    Il s’agit là d’une "musique sans ego" comme le rappellent les notes de pochettes. En tout cas, ce disque propose des plages d’une grande poésie, dotées d’un pouvoir d’évocation rare, parcourues par un souffle épique, à la fois intenses et retenues. Du très grand art.

  • Mohammad Jimmy Mohammad Trio / The Ex

    Mercredi soir, au Point Ephémère, l'affiche ressemblait à une séance de rattrapage pour ceux qui avaient loupé la soirée de clotûre de la dernière édition de Banlieues Bleues. On retrouvait en effet sur la scène de la salle des bords du canal Saint-Martin deux des trois groupes présents à Bobigny en avril dernier.

    Le trio du chanteur éthiopien Mohammad Jimmy Mohammad

    Tout d'abord le trio du chanteur éthiopien Mohammad Jimmy Mohammad, mais sans Han Bennink, suivi des Néerlandais de The Ex, mais réduit à leur formule nucléaire de base (chant, guitare, basse et batterie).

    Je n'ai pas grand chose à ajouter sur la première partie par rapport à mon compte-rendu d'il y a quelques mois. Ce n'est pas le genre de musique qui évolue d'un concert à l'autre, mais il n'empêche que c'est vraiment fantastique - notamment par cette alliance de dépouillement instrumental et de force hypnotique des rythmes déployés. Juste accompagné par un joueur de krar (lyre traditionnelle éthiopienne) et un percussionniste à la tête de tambours rudimentaires, le chanteur aveugle déploie des merveilles de groove lancinant à l'aide de sa voix de miel. Comme la dernière fois, le public qui dans sa majorité ne semblait pas connaître ces musiciens auparavant a été fasciné et s'est laissé entraîner sur les terres de cette musique traditionnelle de la corne de l'Afrique, assez éloignée en apparence des fulgurances punk de The Ex.

    mohamed.JPGLa seconde partie était elle en revanche assez différente du concert d'avril. Sans invité, recentrés sur les quatre membres permanents du groupe, The Ex ont proposé un concert dans une pure veine punk-rock. De l'énergie brute, sauvage, aiguisée par les riffs de guitare entêtants, mais nuancée - différence notoire par rapport aux canons du genre - par le drumming fort varié et chaloupé de Katherina à la batterie. Connaissant plus The Ex par leurs multiples collaborations avec des instrumentistes adeptes des musiques improvisées que par leur propre carrière, j'étais un peu en territoire inconnu, au milieu d'un public beaucoup plus rock que ceux auxquels je me joins d'ordinaire. Néanmoins, le contraste de la brutalité et de la recherche mélodique toujours sous-jacente propose une certaine définition de la beauté à laquelle je ne suis pas insensible.

    Ceci m'a donné envie de remplir la radioblog de morceaux un peu hors cadre, entre no wave new-yorkaise, krautrock allemand et musiques post-punk, précédés par une chanson de Mohammad Jimmy Mohammad.

  • Montreux Jazz Festival

    Montreux Jazz Festival le 30 juin

    Le Montreux Jazz Festival commence demain le 30 juin et va dérouler sa prodigieuse liste de groupes jazz (Diana Krall, Abdullah Ibrahim, Marcus Miller...), moins jazz (Tracy Chapman, Santana, Sting, Black Eyed Peas...) et beaucoup moins jazz (Deftones, The Strokes...) jusqu'au 15 juillet 2012.

    Pas besoin d'aller en Suisse entre lac et montagnes cependant pour profiter de cette manifestation exceptionnelle. Le site du festival propose en effet l'accès à une "plateforme unique, des messages multimédia au contenu exclusif, tel que des extraits vidéo de concerts, des photos, des offres spéciales et plein d'autres surprises!" Waou ! Moi qui ai poussé le voyage jusqu'à Lausanne sans jamais participer au festival, c'est avec le coeur ému que j'ai cliqué sur le Montreux Jazz Community et téléchargé l'application i-comm pour rejoindre la communauté.

    montreux-jazz-festival.JPGJe continue plein d'entrain et installe le logiciel. Bref tout un poème qui s'arrête pourtant net pour moi lors du lancement du programme. En effet, ce dernier a rencontré des erreurs et a visiblement préféré prendre un café au soleil avec les belles en question. C'est vrai que c'est assez étonnant à l'heure des blogs et du web 2.0 d'avoir à installer ce type de programme.

    Quand les erreurs s'en mêlent en prime, c'est à vous redonner le goût du réel. Et pour ceux qui trouvent que, de toute manière, les récentes programmations de Montreux manquent sévèremment de jazz, je dirais : restons ouverts, entre lac et montagne et sans ordinateur, on est bien aussi.

  • chronique jazz : Ellery Eskelin -Ten

    Ellery Eskelin : Ten

    Depuis dix ans, le saxophoniste Ellery Eskelin est à la tête d'un trio superlatif composé de la pianiste et accordéoniste Andrea Parkins et du génial batteur Jim Black. Pour fêter cet anniversaire, Hat Hut publie un nouvel enregistrement du groupe, sobrement intitulé Ten. Mais, plutôt que de proposer une sorte de rétrospective nostalgique, le trio innove une nouvelle fois, larguant les amarres de la composition pour présenter des pièces totalement improvisées.

    Autre nouveauté, la présence de trois invités, et non des moindres : la chanteuse Jessica Constable, le bassiste Melvin Gibbs (entendu aux côtés d'Arto Lindsay) et surtout Marc Ribot - mon guitariste préféré. L'adjonction de ces trois invités élargit le champ d'investigation du trio d'Eskelin qui propose un disque plus expérimental qu'à l'accoutumée, mais paradoxalement moins "violent" dans les sonorités employées.

    Apaisement et légèreté pourraient même être les maîtres mots de cet enregistrement. Les délicates zébrures électriques de Marc Ribot font à ce propos - mais qui s'en étonnera - merveille, contrastant avec les solos puissants du saxophoniste.

    Ellery Eskelin : Ten, Hat Hut, 2004