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soundtrack of mylife

  • Uri Caine interprete Gustav Mahler

    Mahler in Toblach, 1999 :

    uri caine.JPGLe deuxième volume (un double CD) a été enregistré lors d'un concert donné dans le cadre du festival Gustav Mahler de Toblach (aujourd'hui Dobbiaco en Italie) en 1998. Le format de l'orchestre est ici resserré (live oblige), mais celui des morceaux est étendu (live oblige également).

    Plus de place est ainsi laissée aux solistes qui peuvent tous donner libre cours à leur talent improvisateur autour des thèmes du compositeur : Ralph Alessi à la trompette, Dave Binney au saxophone, Mark Feldman au violon ou bien sûr Uri Caine au piano. Le répertoire abordé est le même que sur le premier disque, c'est juste le traitement des morceaux qui change. Le bon accueil réservé par le public et la critique classique du festival fut pour le moins inattendu vue la manière dont ces "jazzeux" maltraitent le répertoire.

    En deux disques, Uri Caine a ainsi réussi à réunir deux publics assez exigeants : celui des jazzfans tendance Downtwon et celui des amateurs de grande musique.

    https://www.youtube.com/watch?v=urtnR6iFDpE

     

     

  • Le pianiste américain Uri Caine interprete Gustav Mahler

    Urlicht/Primal Light, 1997 :

    Le disque s'ouvre sur la célèbre marche funèbre de la cinquième symphonie. D'entrée, Uri Caine choisit de faire ressortir tout ce que cette musique doit à la tradition klezmer d'une part (superbe Dave Douglas à la trompette), aux marches militaires d'autre part (c'est aussi une des sources du jazz). On trouve sur ce disque une sorte de all-stars de la Downtown Scene : Joey Baron (dms), Mark Feldman (vln), Don Byron (cl), Dave Binney (sax), Arto Lindsay (voc), Josh Roseman (tb), Larry Gold (violoncelle)...

    Le cantor juif Aaron Bensoussan se distingue également, notamment dans une formidable relecture du sixième poème du Chant de la terre : L'adieu. Par ailleurs la chanson de L'ivrogne au printemps devient une véritable chanson à boire qu'on se verrait bien chanter dans une taverne d'Europe centrale. Le disque offre en fait une sorte de grand zapping dans quelques oeuvres du compositeur (les symphonies n°1, 2 et 5, et des extraits des différents lieder écrits par Mahler), jouant sur différents niveaux : respect de la mélodie là, variation sous forme d'improvisation ailleurs.

    On retrouve à la fois ce qui fait le charme de la musique de Mahler - le passé projeté dans la modernité - et ce qui fait celui de la Downtown Scene - l'art de la citation tous azimuts, sans jamais cessé d'être soi.

  • Gilles Peterson - The BBC Sessions

    en l’espace d’une dizaine d’années, Gilles Peterson est tout simplement devenu l’un des deejays les plus influents de la planète ! Célèbre animateur radio sur la BBC, DJ, collaborateur des labels Giant Step et Ether, compilateur… il dicte les règles du "bon goût musical" à travers le monde et ouvre les oreilles en grand de milliers d’auditeurs dans son émission culte Radio 1 sur une myriades de styles musicaux : nu-jazz, broken-beat, électro…

    ce double album est le témoignage des meilleures sessions enregistrées pour son émission Wordwide dans les mythiques studio Maida Vale de Londres. Fidèle à son éclectisme, Gilles Peterson nous fait partager cette collection de versions inédites et lives avec, au programme : Björk, Matthew Herbert, NERD, Beck, Beth Gibbons, Zero 7, mais également d’autres artistes "en devenir" tout aussi soutenus par Mister Peterson : Heritage Orchestra, Heavy ou Bilal.

    Une formidable occasion de (re)découvrir ces morceaux dans des versions très acoustiques, plus intimistes avec une certaine magie supplémentaire.

    Gilles Peterson

    Après un voyage au Brésil avec Gilles Peterson in Brazil en 2004, le talentueux DJ suisse Gilles Peterson nous fait atterrir en Afrique, grâce à son double LP, In Africa, sorti en mai 2005. Avec plusieurs cordes à son arc en ses qualités d’animateur radio, directeur de label ou animateur de soirée, le père fondateur de l’acid jazz n’a eu aucun mal à fouiner pour confectionner ce double opus dont l’un est baptisé The Soul et l’autre The Spirit. On y retrouve, entre autres, des sons traditionnels piochés chez Manu Dibango ou Peter King et des morceaux récents issus des créations de Césaria Evora ou Masters At Work. En juin 2006, Back in Brazil arrive dans les bacs en double CD.

  • Sayag Jazz Machine - Anachromic

    3 ans après Test Pressing, le 1er opus de Sayag Jazz Machine, le collectif revient avec ce nouvel album entre jazz et electro, voire drum n'bass light. Une nouvelle (et bonne) occasion de découvrir Sayag Jazz Machine sur disque, pour ceux qui n'ont pas encore eu le plaisir de les voir sur une scène, contexte où ils excellent.

    ur des instrus schizophrènes que se partagent machines et instruments traditionnels viennent se greffer des scratches qu'on aurait spontanément catalogués dans le rayon abstract hip-hop. Encore une fois, Sayag Jazz Machine use de l'anachronisme homme-machine pour livrer un opus où les guests (Loon du groupe Aïwa ou les rappeurs de Triptik entre autres) se succèdent dans un joyeux foutoir jazzy, electro voire bossa.

    Résultat : Anachromic est un album réussi, spontané et authentique.

    Genre : electro jazz

  • Talvin Singh - Songs for the Inner World

    Talvin Singh a grandi entre 2 pays : l'Inde où il a passé une partie de son adolescence et la Grande Bretagne où il s'est installé. En 1996, il crée son propre label Omni et ouvre sa propre boîte de nuit: le célèbre club Anokha. Dans la foulée, il sort la compile : Anokha, Soundz of the Asian Underground. Maîtrisant aussi bien l'art des tablas traditionnels que celui du mix, Talvin a déjà collaboré avec Björk, Massive Attack ou Madonna.

    l'album song for the inner world

    3 ans après la sortie de son dernier album studio Vira, Talvin Singh revient avec un live enregistré à la Basilique de Saint-Denis. Accompagné de Sangat, une formation internationale composée de Rakesh Chaurasia à la flûte bansuri, Ravi Prasad au chant et aux percussions, une violoniste qui n'hésite pas à composer electro,  entre autres, Singh nous entraîne dans un voyage musical envoûtant à la frontière de la musique indienne et de l'electro.

     

    musique-inde.JPG

    Talvin Singh naît à Londres en Angleterre. Cet artiste électronique mélange musique indienne et drum 'n' bass. Il commence à jouer des tablas à l'âge de 5 ans. Il est également attiré par le breakdance, l'électro et écoute du punk. Il est emmené en Inde pour poursuivre une éducation classique et retourne en Angleterre à la fin des années 80. Il y travaille avec entre autre Björk, Future Sound of London et Siouxsie & the Banshees.

    Fin 1995, Talvin Singh fonde le club Annokha à Londres qui programme à la fois des DJs drum 'n' bass et des groupes punk asiatiques. Un an plus tard, il sort la compilation Anokha : soundz of the Asian underground qui contient certaines de ses productions. En 1998, Talvin Singh sort son premier album OK, suivi en 2001 de Ha, son 2ème opus...

    2004: l'artiste revient avec un live enregistré à la Basilique de Saint-Denis, accompagné de la formation Sangat.

  • jazz avec Christian McBride, Live at Tonic New York

    Si vous vous êtes jamais demandé comme moi où sont passés les héritiers de Weather Report et des Headhunters, ce Live at Tonic (New York, Manhattan) devrait commencer à vous apporter de sérieuses réponses.

    Christian McBride saxophoniste de talent

    Parce que Christian McBride n'est pas simplement le compagnon de Brad Mehldau dans les graves, il emmène sa confrérie jazz-rock-funk-soul au bout de grooves où l'on s'abîme dans d'infinis solos de sax.

    L'équipage : Geoffrey Keezer piano, Ron Blake au saxophone et Terreon "j'ai le groove dans la peau" Gully à la batterie. Côté ambiance dans la salle, c'est carrément rock'n'roll : et ça siffle, et ça clape-clape et ça se déchaîne sur Boogie Woogie Waltz de Weather Report. Abandonnant ainsi parfois sa contrebasse, le bassiste se fait électrique dans des morceaux/reprises dignes d'un Jaco Pastorius (le duo sax batterie d'Hibiscus, miam-miam). Je sais pas pour vous mais je m'en lèche les babines.

    live.JPGLe plus fou, c'est que l'enregistrement se déguste ni sur une, ni sur deux galettes mais sur 3 CDs. D'habitude, je ne suis pas pour les écoutes qui s'étalent sur 3 heures mais il faut bien reconnaître qu'ici tout est bon. Les deux disques complémentaires reprennent - façon Maceo Parker - l'intégrale des jams des 2 soirs au Tonic (écouter Out Jam/Give It Up or Turn It Loose et Mwandishi Outcome Jam bien que je ne reconnaissance pas le morceau d'Herbie Hancock) avec, "now that we've got the groove established", pléthore d'invités comme Charlie Hunter (guitare), DJ Logic et Scratch pour le côté électro. Et bien sûr Jason Moran au piano, il joue toujours autant de notes étranges mais quel pied. Si vous voulez passer dans une autre dimension jazzistique, essayez Same mother.

    Quand au Live at Tonic de Christian McBride, allez-y, c'est bon comme du bon groove : https://www.youtube.com/watch?v=ji5BrDG9T40