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29.02.2008

Playlist février 2008

Toujours la même idée proposer en fin de mois les titres que j'ai le plus écoutés, récents ou plus anciens, durant le mois passé.

Assez facilement le "Break or die" de Ez3kiel, sur leur dernier album en date, s'est imposé dans mon salon et vu sa stature personne n'a bougé. Qualifions ce titre d'hypnotique, violent, à contre temps, défoulant et j'aurais bien délimité les lieux.

La suite logique du titre de Calvin Harris du mois dernier est le "I told her on Alderaan" de Neon Neon, dont l'album (Stainless steel) devrait sortir dans les semaines qui arrivent. Neon Neon soit la rencontre de Boom Bip qui tripatouille dans le hip hop déviant et le leader de Super Furry Animals qui doit crachouiller du rock dans le micro, devant ses potes de groupe. Et la logique avec Calvin "I live in the 80's" Harris ? Ah ben écoutez, le titre est encore plus 80's que celui du mois dernier, avec une voix de chanteur qui évoque Kenny Loogins de Footloose, c'est dire non ??

Un des blogs que je visite volontiers est Deperate Zombie, où est annoncé les prochaines sorties de films d'horreurs ou de zombies ou de loup garou ou de tueurs en série déments ou de vaisseau qui découvrent des formes de vies bizarres et dont les scientifiques qui ne manquent pas de s'y trouver se disent qu'elles seraient mieux sur terre, voir des films de zombies qui errent dans des vaisseaux, près d'un cimetière avec Jason et François Léotard qui terrorisent la région. Bref King Missile et leur fameux "Detachable Penis" (1993) illustrait un des posts et je me suis replongé dans ce titre d'une débilité absolue (lire les paroles pour s'en convaincre)

Les Kills, et son co leader aux yeux les plus cernés du monde et toujours fatigué,  sont certains de rafler la mise avec leur paresseux "URA fever" et leur nouvel album ces prochaines semaines. Laissez vous donc porter par ce bruit de téléphone en arrière plan du titre ...

Enfin Helmet ferme la marche et, pour une fois, Page Hamilton ne hurle pas et ne joue pas fortement de la guitare, il adopte une voix de bluesman fatigué sur ce "Silver Hawaiin" titre étrange dans leur production, groovy à souhait échappé de "Betty" (1994).

 

 

27.02.2008

Les Savy Fav "Let's stay friends"

 

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Le moche couple nu dessiné par le chanteur (Adam et Eve ? Roux et Combaluzier ? Stone et Charden ?) sur la pochette du dernier album de Les Savy Fav est plutôt dans une mauvaise position (ahahah) entouré par une dizaine de bêtes sauvages apparemment prêtes à le croquer.

Que s'est il passé ensuite ? L'histoire ne nous le dit pas, mais vue la sortie de cet album en octobre 2007 (et dans une optique créationniste) on peut penser que le niais couple qui se balladait imprudemment à poils dans la nature s'en est sortit en faisant ami-ami (ou ailleurs) avec le serpent, le loup, l'ours, le renard et la belette et que le monde à continué à tourner jusqu'à aujourd'hui.

"Restons amis" donc nous dit le titre de la galette, remarquez vue la carrure du chanteur Tim Harrington (mélange de déménageur et de prédicateur illuminé)  cela semble être un conseil sensé.

Celui ci malgré les apparences ne passe pas son temps à hurler ses parties vocales tout au long des 12 titres de cet album, il alterne vocaux virils (quand même) et chant cajoleur, voir funky sur le titre "Patty Lee".

Pour le côté musical Les Savy Fav arrivent à pondre un album digne des meilleures heures des Pixies (époque Doolitle)  c'est à dire des titres mélodiques courts et concis brassant le rock en sueur, le punk décomplexé ("Slugs in the shrubs") et la pop immortelle ("Comes and goes").

La grande force de cet album est alors de faire un parfait album de pop rock, varié,  sans en avoir l'air, avec pleins d'amis (Metric, Enon ...) jouant beaucoup sur la frustration que va ressentir l'auditeur.

En effet les titres, de moins de 4 minutes, ne répètent pas ad nauseam les lignes mélodiques. Le groupe coupe rapidement court aux débats et passe au suivant. Ce qui fait qu'une fois l'album terminé la seule envie que l'on aie est de remettre le cd depuis le début et de tout réécouter une nouvelle fois.

"Let's stay friends", découvert quelques semaines plus tôt, aurait donc figuré au plus haut de mes meilleurs achats 2007, il restera "juste" dans les meilleurs albums de ma discothèque.

 

Les Savy Fav MySpace 3 titres en écoute "the equestrian", "what would wolves do" et "Patty Lee"

05.02.2008

EZ3KIEL "Battlefield"

 

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Premier album attendu de 2008.

Je me suis intéressé au cas d'Ez3kiel avec leur précédent opus "Barbary" sortit en 2003 me semble t il.

Déjà celui ci sortit largement du cadre "dub" où ce groupe était catalogué depuis ses débuts. On y retrouvait de l'accordéon, des grosses basses, des pas dans le gravier, le chanteur de Fishbone, un univers visuel étrange rétro futuriste, des sons oppressants, quelques scories dub par ci par là, une violence sourde, beaucoup de mélodie, bref quelquechose de neuf et d'attirant dans le paysage musical français.

De plus Ez3kiel a la bonne idée de faire des concerts énergétiques, accompagnés de projections vidéos remarquables.

Puis sort "Battlefield", précédés de ces 2 titres terribles que sont "Admantium" et "Break or die" mis en écoute préalablement sur leur MySpace.

Evidement j'esperais tout un album de ce niveau, de cette puissance et ce n'est pas le cas sur toute la longueur de l'album soyons clair dés le début.

Admantium ouvre le bal avec ses cuivres pachydermiques qui évoque une lente migration d'animaux, certainement aujourd'hui disparus, qui de leur pas lourd et assuré semblent tout écraser dans mon salon.

Volfoni's revenge reprend un titre de leur LP précédent, Naphtaline, pour en faire un impressionant titre où un émule de John Zorn semble avoir élu domicile avec un saxo qui vous vrille le cerveau.

Spit on the ashes, amorce une descente, l'atterissage n'est pas parfait mais le morceau (chanté) est suffisant accrocheur pour que l'on s'attarde dans notre siège et que l'on redemande au pilote un tour supplémentaire.

Et là catastrophe à 2 reprises dans l'album le groupe nous gratifie de courts morceaux inutiles, ici Coal Flake, puis plus loin le teigneux Firedamp qui font considérablement retomber la sauce (mais peut être est ce là le but du jeu ...).

The wedding et ses cuivres ensoleillés convoquent Ennio Morricone et Calexico sous influence dub.

Puis Break or die arrive.

Le titre s'appuie sur une rythmique de batterie implacable et élastique qui vient se casser sur le rivage, des changements de tempo cassent la mécanique, déroute l'auditeur pour mieux ensuite relancer la machine et n'offrir toujours aucun échappatoire à mon oreille terrassée.

Bref une réussite totale, un peu comme l'infernal Atlas de Battles l'année passée. 

Bon ensuite on avance plus pépère, Alignment et son flow rap ne me convient guère, Lull est charmant avec son petit accordéon et son xylophone délicat en porcelaine, mais bon a t on envie d'écouter des morceaux "charmants" ??

Ensuite déboule la reprise baroque d'un thème de Prokofiev (Roméo et Juliette),  mais pas aussi tétanisante que celle du thème de Requiem for a dream auparavant jouée en live sur la tournée de Barbary.

Wegma cloture l'album. Titre piège, sans intérêt dans sa première moitié qui ensuite brusquement bascule au moment où le groupe sort les guitares et les Cd de Pink Floyd circa 1974 pour terminer en beauté, fermer les volets et quitter les lieux.

 

Ez3kiel MySpace ("Admantium", "Spit on the ashes" et "Break or die" en écoute)

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