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24.10.2007

Blood red shoes (mais pas celles de Kate Bush)

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Grâce aux antennes de SexInPalavas j'ai découvert "I wish I was someone better" des BloodRed Shoes et son clip à base de fille maniant  délicieusement une guitare/mitraillette et de garçon aux yeux bandés qui se traîne par terre.

Sans trop de recherches j'en ai perspicacement déduit que c'était un duo batterie/guitare, genre les Bandes Blanches, mais avec un batteur qui sait manier son intrument, pas comme Meg White, pour qui le summum du cool et de la technique doit être Moe "je joue debout et mal" Tucker.

Ils sont anglais et ont essaimné différents singles (oui je suis étonné comme vous que ce support existe encore) sur différents labels prestigieux comme "Jonson Family" ou  "Try Harder".

Bref ça sent la hype à plein nez.

Un album arrive en janvier prochain.

On y trouvera certainement ce rock primaire, chanté à 2 voix, qu'affectionnent  particulièrement les duos musicaux (les Whites Stripes encore ou même plus en arrière Stone et Charden) qui va à l'essentiel faute de mieux et d'instrumentation et qui plaira bien aux jeunes qui veulent sauter de partout dans le salon de papa.

Pas de quoi hurler au génie, mais bon entendre des titres aussi vigoureux en ces périodes de prise de pouvoir par des hordes de folkeux déjà fatigués d'être jeunes, c'est pas désagréable et ça fait toujours 2 bons titres à coller quelque part sur une compilation.

(Sans compter que le canapé est finalement encore bien confortable pour pouvoir s'y jeter dessus en écoutant ces 2 titres)

 

Blood Red Shoes : I wish I was someone better (mp3)


Blood Red Shoes :  It's getting boring by the sea (mp3)

 

12.10.2007

Moroder ou la pilosité triomphante à travers les âges

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Autant le dire tout de suite le Moroder ne se bonifie pas au fil des années.

Il a traversé les 4 dernières decennies en produisant des tas d'artistes (notre Mireille Matthieu ou Donna Summer) , a écrit des tas de musiques pour des films plus ou moins légers (Over the top, Flashdance, Midnight Express....), a été récompensé par moultes oscars pour ces musiques de films, a écrit les hymnes des JO en 1984 et de coupe du monde de foot en 1990 et a aussi sortit des albums sous son nom (ouf).

 C'est sur ces titres là que ce best of, trouvé dans ma médiathèque de quartier, s'attache.

Le bougre a commencé dans la seconde partie des années 60 en chantant des titres influencés, par exemple, par les Beach Boys (Looky looky). Ce sont ceux qui restent le plus écoutables autant le dire tout de suite.

Puis la vague disco est arrivée et Moroder est devenu un producteur reconnu, pour Donna Summer notamment. Il a aussi participé en son nom à cette époque paillettée tous poils et pattes d'eph' dehors. Là les choses se gâtent, en témoigne la reprise toute en arrière gorge de "Night in white satin" des Moody Blues, retitrée  "Knight in white satin". Je vous fais grâce de l'élégant "I wanna funk with you" susurré par ses choristes en chaleur manifestement (cf notre document). Sur d'autres titres (Baby blue) c'est carrément un pillage en règle des Bee Gees, sans aucune vergogne.

Arrive alors la BO de "Midnight Express" en 1978. On peut dire que ce titre est certainement l'apogée de la carrière du gars. Mélodie froide, basses (synthétiques) en avant comme la new wave rapidement après. Quant à la techno plus tard elle a dû beaucoup s'inspirer de l'apparition régulière de la charley (héritée du disco) dans le morceau, histoire de faire monter le tension pour appuyer le côté hypnotique et obsédant du titre. "Chase" reste malgré tout un bon titre, certainement du fait aussi de l'absence de chant souvent calamiteux et caricatural chez Moroder.

Après, la compil nous gratifie de titres des années 80 et là c'est la décheance totale. En effet la pop mainstream US à cette époque proposait 2 schéma musicaux.

Soit des titres rapides avec des basses synthétiques outrancières couplées à des programmation à l'emporte pièce, le tout porté par des voix viriles évoquant un Springsteen de banlieue avec ses refrains saupoudrés de brassées de notes au synthé. Et si besoin était on balançait quelques guitares rythmiques ridicules.

Soit des titres plus lents, avec un phrasé genre Lionel Ritchie sur "Hello", avec là le refrain joué note par note, de manière toujours aussi pompier, appuyé par de pseudos arrangements symphoniques. Bref le naufrage total, inécoutable 25 ans après, le titre "American dream" va vous faire comprendre votre douleur.

Le fond étant atteint début des 90's avec le son estampillé "Stock Aitken Waterman"  terraformant ainsi toute vélléité musicale. 

Au final Moroder semble avoir été un grand producteur sachant flairer le bon sens du vent mais, dans ses albums, un immense ramasse miettes opportuniste, dont il ne restera pas grand chose.

 

 

free music
 

Moroder : Looky, looky (1969)

Moroder : Knights in white satin (1976)

Moroder : American dream (1984)

 

 

02.10.2007

Où j'assiste à l'anniversaire du chanteur d'Unsane

0d40e2d09d0d2ec316d327a9b4338c3f.jpgUNSANE + DURACELL + DYSE (Epicerie Moderne, Feyzin, 28 septembre 2007)

Ouverte depuis 1 an et demi cette nouvelle salle, nichée dans la charmante ville pétrochimique de Feyzin (là où ça pue quand vous arrivez à Lyon par le sud), joue la carte de l'ecclectisme.

Du hip hop (Dälek il y a quelques mois), du hard core (Cave In l'année passée), du Robert Charlebois en octobre, du dub, de la chanson française, de la techno (Agoria bientôt).

Unsane et ses amis étaient eux de passage là la semaine dernière. Connaissant bien leur musique et leurs albums aux pochettes dégoulinantes (clique donc sur "music"),  je me suis dis que ça devait être un parfait groupe de scène.

Mon analyse était assez bonne au final je dois le dire.

En entrée on a eu droit à Dÿse, projet parallèle d'un autre groupe Volt me semble t il. On a affaire là à un batteur en forme et à un guitariste sauvageon. Pour décrire vaguement leur mixture on parlera de hard-core noise (écoutez donc des titres sur LeurEspace) assez épique (oui ça veut rien dire je sais) pas trop pénible. A la fin le batteur rechaussa de grosses lunettes de vue, il était beaucoup moins rock and roll je dois dire.

Immédiatement Duracell (André de son prénom) entama son set dans le dos de la foule. Batterie au sol (avec un tapis dessous ça je comprends toujours pas le role de celui sous une batterie, une question de résonnance peut être ou un truc feng-chui ??) et un lap top. Entre les 2 des fils. Le concept de dédé c'est de taper sur sa batterie comme un furieux et de générer ainsi, grâce à son pécé, des sons pré-enregistrés de jeu 8 bits des années 80 (voir là pour une explication technique à laquelle j'ai trop pas compris grand chose) pour nous rejouer les thèmes de ses jeux favoris, de certains niveaux (à un moment il a joué le theme du niveau 4, ou du moment du game over de Space Harrier t'as qu'à voir..), voir même du Bach (le compositeur hein pas le chanteur de Skid Row). Sur la longueur c'est un peu long, mais c'était aussi l'occasion de voir un débile de légende qui a un peu mystifié tout le monde, enfin ceux de devant, parce que sinon tu devais pas voir grand chose (de bien belles images pour mieux comprendre le principe)

Sur un titre du Velvet Underground, Unsane est un pur produit new yorkais, la tête d'affiche entre en scène. Unsane c'est une des dernières légendes de la scène noise/hard-core US (Helmet, les Cows, les Butthole Surfers, Barkmarket, Amphetamine Reptile  etc etc) encore en activité. Et paf tout s'enchaîne, la machine est en route et nous assène ses titres courts et intenses, portés par une batteur de légende (Vinnie Signorelli ex Swans) puissant et félin et une basse groovy à souhait que l'on entendait pour une fois. Dommage Spencer chante toujours un peu dans le même registre, mais leur hard-core, rock garage, teinté de blues, lent et rampant fait bien son effet. C'est aussi l'anni du chanteur qui doit bien avoir la quarantaine, champagne et gateau que le batteur distribue directement dans la bouche du premier rang (vu sa stature tu acceptes).

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