30.01.2009

Rodolphe Burger - Amon Tobin - Zëro -

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Je n'aurais rarement autant pris peu de plaisir en écoutant un album je dois dire.

Bon on se moque à peu de frais de Grand Corps Malade Abd El Malik.                                                         

Mais que trouve-t-on ici dans ce "No sports" à peu près les mêmes ingrédients : une voix monocorde qui débite des textes qui se voudraient inspirés (la preuve après avec "Avance") et un arrière plan musical anémique (oui c'est le texte qui prime coco).

Alors bon Burger a une crédibilité à tous crins depuis Kat Onoma, il a des accointances littéraires (Olivier Cadiot par exemple), un carnet d'amis de tous poils. Il a le mérite de tracer sa route obstinément, dans son coin de campagne du haut Rhin et de faire certainement exactement ce qu'il veut.

Mais Dieu que sa musique est pénible à écouter.

avance / avance oui / un peu par là

tourne-toi / de biais / voilà comme ça

le regard / un peu plus bas

à gauche / voilà comme ça

plus haut / un peu plus haut voilà

ne bouge plus / ne bouge plus / voilà

voilà c’est toi

je chante / ce qui ne se dit pas

je t’aime / ça ne te regarde pas

de biais / enfin je te l’envoie

ce signe / que tu n’attendais pas

tes yeux / ne les ferme pas

ton front / ne le déplie pas

tes lèvres / oh ne les bouge pas

voilà / comme ça c’est toi

je chante / …

avance un peu / avance un peu par là

tourne-toi / un peu de biais / voilà comme ça

regarde / un peu plus haut / voilà

à gauche / non / plutôt comme ça

je chante…

 

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 Zëro c'est Bästard moins le gars au sampler (Jean Michel Berthier pour être précis) plus Ivan Chiossone.

Bästard c'était une courte carrière discographique (2 vrais albums et des ep's de ci de là) dans les années 90, soit un rock/noise (souvenez vous Portobello Bones, Hint, Drive Blind .....) à la française (comprenez un chant anglais avec un accent bien de cheu nous) puis un final plus apaisé, plus mélodique, plus proche de Tortoise, mais pas post-rock pitié.

Zëro n'a pas posé son camp de base très loin de celui abandonné de Bästard (pourquoi cette manie des tréma ??), les différences sont ténues et l'approche du sommet se fait toujours par étape, le temps d'assimiler les choses.

Recommandable donc

 

 

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 Erreur de casting totale penseront ceux qui me connaissent un peu. Le folk et moi on est pas vraiment proches. Pourtant sous le charme de ce satané titre "Mykonos" et après des écoutes de MP3 anonymement rangés sur mon disque dur, je me suis lancé, j'ai emprunté leur album.

Et là même pas de Mykonos, si ce n'est dans une version alternative, mais du folk, de la guitare sèche en abondance et des cheveux longs au kilomètre.

Echec donc, ce qui ne m'empêche pas de me demander pourquoi ce type de productions, folk donc, revient en force ces dernières années (Bon Iver, Syd Matters....), pourquoi cette prise de pouvoir et cet attrait. La faute à des 90's passées à se niquer les tympans avec les Gun's ou Nirvana dirigeant le trentenaire, maintenant revenu musicalement de tout, vers plus de calme et moins d'électricité ??

 

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Alors le cas Amon Tobin pour finir.

De la musique électronique, beaucoup d'emprunts (en tout cas ici) au jazz (batteries et cuivres samplées) pour produire une approche différente des habituelles production de ce type.

Mais bon après une entrée en matière accrocheuse ("Four ton mantis" et "Get your snack on"), la drum and bass et les titres obscurs arrivent, le tourbillon s'accélère, les minutes s'allongent, je craque j'avance sur les titres c'est fini.

 

13.01.2009

High on fire - Roots Manueva - Textures - Fabriclive

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Bon je pense que l'on peut dire 2 choses importantes sur cet album.

D'une part Lemmy de Motörhead a un clone vocal c'est Matt Pike, qui gratouille aussi sa guitare, qui a du suivre un régime sévère à base de clopes fumées par hectares et de gravier macérés dans du whisky, avalés chaque soir.

Et ensuite que c'est  Jack Endino, producteur bien connu à Seattle il y a ouhlaaaa 20 ans et de Bleach de Nirvanouille aussi, qui s'y colle sur cet album de metal mid tempo pour étudiant en 1ère année d'othorino-laryngologie.

Moi je m'en fous j'ai plus mes amygdales depuis longtemps, cet album de High On Fire m'a donc peut intéressé.









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James Murphy, patron de DFA et leader de LCD Soundsystem, semble avec ce mix se voir en archéologue du NY musical des années 80.

Pour cela il nous ressort donc logiquement des artistes disparus, sans oublier un de ses titres au passage pas folle la guêpe, du funk en goguette, du synthé sautillant, des voix trafiquées, des basses qui frappent  et les guitares qui choquent, et y a le batteur qui s'éclate et toi qui tiens le choc oups désolé.................

Mais bon au bout de 10 titres de cet acabit, j'avoue avoir eu une faiblesse, surtout qu'il en restait encore 14 à écouter, j'ai viré le CD et j'ai remis Mega 80 avec Desirless et François Feldman.








text.jpgJe pensais avoir à faire à une musique lisse, d'obédience pop/prog dans la lignée de Porcupine Tree.
Au lieu de ça je me retrouve avec un CD plein de grumeaux, une voix qui tache, de la double caisse du sol au plafond.
Bref Textures c'est du trash ripolinisé années 2000, comprenez avec des passages voix claires, des synthés qui clapotent sur les bords et un beau visuel avec des dragons qui se mordent la queue, certainement en signe de pénitence.












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Manu, Manu, Manuva lalalalala bon ça c'est fait.
Sinon Roots Manuva est anglais, ne fait pas bateau, est bien vivant et fait du rap.
C'est vrai que c'est pas mon genre de prédilection mais quand c'est bien produit, fait comme ici, ça reste toujours un moment agréable qui passe.
Et ils ne sont pas si nombreux