03.03.2009

Tintin au pays des boites à rythme

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Certains samedis ne se déroulent absolument pas de la manière dont vous l'envisagiez et vous vous retrouvez, à 18H30, en train de déambuler dans les couloirs d'un Leclerc de province, un peu déçu, un peu hagard.

Soudain devant vous, dans un bac de soldes vous trouvez le premier album de Bronski Beat "The age of conscent", oui celui de 1984 avec "Why" et "Small town boy", celui que personne n'avoue posséder, ni écouter encore ou qu'en fait personne ne possède plus d'ailleurs.

Et là vous dérapez, vous le balancez dans votre caddie à côté des couches et d'un paquet de café. Vous vous sentez mieux dans le flot consumériste, votre week end n'est pas complètement foiré, vous êtes au top du bien être de votre personne fortement perturbée par les années 80.

Bon l'album de Bronski Beat vous le connaissez bien pour vous l'être infusé à hautes doses sur des K7 Chrome TDK, il y a quelques années maintenant.

On y trouve les 2 hits cités plus haut et une bonne reprise de "Ain't necessary so" de Georges Gershwing. Le reste est constitué de titres beaucoup plus dispensables, produits de manière discutable, mais la nostalgie de ces années là vous fait avaler de nombreuses couleuvres, même analogiques.

La dernière piste de l'album est une reprise de "I feel love" de Donna Summer. Dans les bonus alibis de cette version de l'album on trouve aussi ce même titre chanté en duo avec Marc Almond de Soft Cell avec au milieu le bout d'une autre chanson "Johnny remember me" de John Leyton, une espèce de bootleg avant l'heure en quelque sorte.

Et là on se dit que Marc Amande, alors au commande de Soft Cell, nous a déjà fait le coup sur son maxi (mon Dieu que ce mot sonne vieillot maintenant) de son méga hit "Tainted love" largement arrosé d'une large portion de "Where did our love go" des Supremes, pour au final un morceau de plus de 8 minutes des plus réussis et toujours agréable à écouter.

La preuve en dessous :