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05.02.2008

EZ3KIEL "Battlefield"

 

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Premier album attendu de 2008.

Je me suis intéressé au cas d'Ez3kiel avec leur précédent opus "Barbary" sortit en 2003 me semble t il.

Déjà celui ci sortit largement du cadre "dub" où ce groupe était catalogué depuis ses débuts. On y retrouvait de l'accordéon, des grosses basses, des pas dans le gravier, le chanteur de Fishbone, un univers visuel étrange rétro futuriste, des sons oppressants, quelques scories dub par ci par là, une violence sourde, beaucoup de mélodie, bref quelquechose de neuf et d'attirant dans le paysage musical français.

De plus Ez3kiel a la bonne idée de faire des concerts énergétiques, accompagnés de projections vidéos remarquables.

Puis sort "Battlefield", précédés de ces 2 titres terribles que sont "Admantium" et "Break or die" mis en écoute préalablement sur leur MySpace.

Evidement j'esperais tout un album de ce niveau, de cette puissance et ce n'est pas le cas sur toute la longueur de l'album soyons clair dés le début.

Admantium ouvre le bal avec ses cuivres pachydermiques qui évoque une lente migration d'animaux, certainement aujourd'hui disparus, qui de leur pas lourd et assuré semblent tout écraser dans mon salon.

Volfoni's revenge reprend un titre de leur LP précédent, Naphtaline, pour en faire un impressionant titre où un émule de John Zorn semble avoir élu domicile avec un saxo qui vous vrille le cerveau.

Spit on the ashes, amorce une descente, l'atterissage n'est pas parfait mais le morceau (chanté) est suffisant accrocheur pour que l'on s'attarde dans notre siège et que l'on redemande au pilote un tour supplémentaire.

Et là catastrophe à 2 reprises dans l'album le groupe nous gratifie de courts morceaux inutiles, ici Coal Flake, puis plus loin le teigneux Firedamp qui font considérablement retomber la sauce (mais peut être est ce là le but du jeu ...).

The wedding et ses cuivres ensoleillés convoquent Ennio Morricone et Calexico sous influence dub.

Puis Break or die arrive.

Le titre s'appuie sur une rythmique de batterie implacable et élastique qui vient se casser sur le rivage, des changements de tempo cassent la mécanique, déroute l'auditeur pour mieux ensuite relancer la machine et n'offrir toujours aucun échappatoire à mon oreille terrassée.

Bref une réussite totale, un peu comme l'infernal Atlas de Battles l'année passée. 

Bon ensuite on avance plus pépère, Alignment et son flow rap ne me convient guère, Lull est charmant avec son petit accordéon et son xylophone délicat en porcelaine, mais bon a t on envie d'écouter des morceaux "charmants" ??

Ensuite déboule la reprise baroque d'un thème de Prokofiev (Roméo et Juliette),  mais pas aussi tétanisante que celle du thème de Requiem for a dream auparavant jouée en live sur la tournée de Barbary.

Wegma cloture l'album. Titre piège, sans intérêt dans sa première moitié qui ensuite brusquement bascule au moment où le groupe sort les guitares et les Cd de Pink Floyd circa 1974 pour terminer en beauté, fermer les volets et quitter les lieux.

 

Ez3kiel MySpace ("Admantium", "Spit on the ashes" et "Break or die" en écoute)

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