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21.09.2007

Où je continue à raconter ma vie (part 2 fin 80's)

 

 

6f17dda3b30f54837d7ee5fe57566de3.jpgL'entrée au lycée fut pour moi l'occasion de commencer à écouter du punk français par désoeuvrement ou affirmation adolescente un peu brouillonne certainement.

D'abord Gogol 1er puis toute la ribambelle des groupes indés d'alors : les Bérus et Ludwig Von 88 en tête de liste puis les Garçons Bouchers, les Vierges, OTH dont il ne reste aujourd'hui plus rien sauf un risible dernier album des Bérus paru en 2006 (avec un titre comme "le loup et le chevreuil" ou "le loup le renard et la belette" je ne sais plus) qui pose la question de savoir s'arréter à temps.

Je passais aussi des heures assis sur la table de ma cuisine à écouter la FM et ses radios associatives pour découvrir Talk Talk, The Cult, TheThe, The Bolshoi and so on, pendant que Licence 4 ou Jean Pierre Mader ravageaient les oreilles de mes camarades de classe.

Puis un jour tout bascula dans une autre dimension avec le premier album des Young Gods sortit en 1987.

Un de mes meilleurs amis avait acheté cet OVNI en vinyl, comme ça sur les conseils du vendeur.

Le premier morceau de l'album "Nous de la lune" ne ressemblait en rien à se que je connaissais. Une rythmique lourde héritée des Swans (mais je ne le saurais que bien des années plus tard), une voix d'outre monde, des paroles enigmatiques, des sons sourds évoquant une fonderie, une attaque frontale, sans référence connue.

Même sans réelle assise mélodique (mon fond de commerce premier) je digérais tout l'album puis les suivants, année après année jusqu'à maintenant.

Je sautais un pas important ce jour là pour découvrir une face cachée de la musique contemporaine avec des groupes, musiciens, chanteurs hors des clous, se moquant bien de faire dans le beau ou le consensuel, qui voulaient juste suivre leur propre chemin un peu loin du monde.

J'ai donc commencé mes études avec cette nouvelle bande son dans les oreilles, mais aussi avec l'EBM et ses albums robotiques (Front 242, A Split second ...) auquel vint se greffer des groupes gothiques comme les Sisters of Mercy, Mission et Trisomie 21.

Sans platine vinyl ces groupes étaient difficiles à se procurer, même à l'époque de la K7 reine on trouvait difficilement ce genre de groupes.

Alors je compilais fébrilement des vinyls de potes, des bouts d'émission de radio, je lisais Best en long en large et commençais à pointer mon nez dans les salles de concerts.

Le dernier groupe marquant de ces années 80 fut Noir Désir et son premier album "Veuillez rendre l'âme (à qui elle appartient)".

Du rock français avec des textes et de la musique qui faisait quand même souvent faute aux groupes alternatifs français avec leurs "lalalalalala" braillés sur fond de boite à rythme asthmatique et de guitare scolaire.

(à suivre)

 

 

BANDE SON : "Nous de la lune" ses cloches infernales et son rouleau compresseur rythmique.

"L'amourir", que l'on trouve sur leur second album de 1988, ou le parfait morceau pour aller droit dans un mur en voiture ou en moto à toute vitesse. A écouter donc fort plutôt dans son salon, sans risques.

 

 

 

 

Trackbacks

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Commentaires

Dragibus raconte sa vie. Et je m'aperçois qu'on peut avoir le même âge, aimer la même musique aujourd'hui et pourtant ne pas avoir eu du tout le même trajet... Conclusion : tous les chemins mènent à Rome...

Ecrit par : coolbeans | 23.09.2007

Dites, Mr Dragibus, c'est bien ici que vous allez continuer le part 3 ??

Ecrit par : Bil-dget | 26.09.2007

oui oui tout prochainement bientôt la suite et la fin (mais pas du blog de ma vie)

Ecrit par : dragibus | 27.09.2007

... hum, un peu tôt pour la fin de ta vie, non ?

Ecrit par : Bil-dget | 28.09.2007

C'est marrant... parce que la "révélation" que tu as eu avec les Young Gods, c'est exactement la même que j'ai eu avec Depeche Mode... l'impression d'entendre un son totalement inhabituel, froid, métallique, nouveau...
En fait, on cherchait un peu le même truc, sauf que je l'ai découvert plus jeune, donc je l'ai vécu avec un groupe plus accessible que les Young Gods... les Young Gods, je ne les ai découvert que vers 92-93 (je crois), avec leurs reprises de Kurt Weill, et j'ai adoré Only heaven, plus tard...

Ecrit par : G.T. | 19.09.2008

pas habituel de les découvrir avec leurs reprises de Weill c'est pas leur album le plus connu et le plus simple non plus

Ecrit par : dragibus | 24.09.2008

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