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17.09.2007

Où je commence par raconter ma vie (Part 1, early 80's)

 

 

34ca6b14e9d9395ee398836509a1bea2.jpgC'est sous une lampe basse, dans le salon sombre d'une tante depuis longtemps décédée, que tout a commencé en 1982.

Ma grand mère venait de rendre son âme à Dieu et arraché de mon collège en pleine classe je me suis retouvé en plein  mois de novembre, au beau milieu du Cher, à accompagner un membre de ma maigre famille dans un cimetiere au bout du village.

Pendant une semaine mes parents sont restés là pour tout préparer, tout organiser.

Je ne pouvais donc pas faire grand chose d'autre que de ne pas aller en 5ème et que de tourner en rond dans cet endroit où je n'allais que l'été.

La clarté du soleil était remplacée par un temps gris et froid de circonstance.

Une radio, enfin un transistor, trainait dans ce grand salon, plein de grand bahuts en bois massif, inquiétants dans la pénombre de la pièce.

Un soir je l'ai allumé et je suis tombé sur le hit parade de Jean Loup Laffont sur Europe 1.

Jean Jacques Goldman commençait sa carrière ("Quand la musique est bonne") pour le reste, Rose Laurens peut être....

Bref rien de bien extraordinaire sauf pour des oreilles sans aucune référence.

Pris au jeu j'ai commencé à écouter tous les soirs le hit parade (quel mot désuet maintenant mon dieu).

Quand ma correspondante anglaise à débarqué chez moi quelques mois plus tard, mon pauvre JJ Goldman paru bien fadasse, pensez elle avait emmené dans ses bagages Depeche Mode, Duran Duran, OMD et consorts......

Un voyage en Angleterre plus tard, le mal était fait, j'étais prêt à écouter de la musique jour et nuit, à tout prix, n'importe quoi, pourvu que ce soit différent et de préférence pas connu pour bien marquer ma différence.

Des noms ?

Human League, Madness, Heaven 17, Soft Cell, Tears For Fears ..............

Tous ces groupes, bateaux aujourd'hui, n'étaient guère connus à cette époque en France, la FM en diffusait timidement certains, ma mémoire faisait le reste.

Au gré des émissions j'enregistrais certaines de ces pépites sur un vieux poste mono, sur des cassettes à durée de vie limitée et écoutais ces précieux trésors en boucle.

Pour le Noel suivant j'ai demandé des albums en K7.

Il m'apporta Etienne Daho ("La notte, la notte), Tears For Fears ("Songs from the big chair"), Kim Wilde.

Je n'ai jamais oublié les groupes, chanteurs ou styles de musique que je fréquentais.

J'ai toujours procédé par superposition.

Ainsi à la strate JJ Goldman, Rose Laurens s'est rajoutée la new wave anglaise, puis le punk alternatif, puis la musique gothique, puis du rap, du hard core, de l'indus etc etc (et ainsi de suite jusqu'à aujourd'hui).

(à suivre)

 

 

BANDE SON : "The Working Hour" est le second titre de "Songs from The Big Chair", il suit immédiatement "Shout" connu de tous.

Ce titre là, peut être caricatural avec son sax omniprésent, est moins connu.

Il est certainement celui qui me semble, plus de 20 ans après, le plus proche de cette époque, qui m'en fait sentir le plus proche.

 

 

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Commentaires

Pas de problème aujourd'hui, suis parvenue ici sans encombres et ai réussi à poster ce commentaire sans encombres !

Ecrit par : Bil-dget | 18.09.2007

Comme un con, j'avais pas vu le premier... pourtant, j'aurais dû me dire que commencer par OTH et les Béruriers Noirs, c'est particulier, il y aurait dû avoir des trucs avant (et j'aurais avant tout dû remarquer qu'il y avait un (2) sur le premier que j'ai lu).

Bref... en effet, je me retrouve aussi dans ce parcours (passer son temps à essayer de trouver les groupes anglais à la radio), j'ai lu ça avec pas mal de nostalgie...

Ecrit par : G.T. | 20.09.2008

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